Laboratoire de biologie médicale multisites VIALLE

ADAPTATION DU TRAITEMENT DE L’HEPATITE C AUX RESULTATS DE CHARGE VIRALE :

Envoyer Imprimer PDF

Le traitement des patients souffrant d’hépatite C chronique repose sur la bithérapie Peg-Interferon Alpha et Ribavirine. La posologie et la durée du traitement dépendent du génotype mais aussi de la cinétique virale sous bithérapie reflétant l’efficacité thérapeutique. On distingue plusieurs types de réponses virales sous traitement :

                        Ø La RVR (Réponse Virologique Rapide) : elle est définie par une négativation de la charge virale à la fin de la 4ème semaine de traitement

Ø La RVPC (Réponse Virologique Précoce Complète) :  négativation de la charge virale après 12 semaines de traitement (pour les patients encore positifs après 4 semaines)

Ø La RVPP (Réponse Virologique Précoce Partielle) : diminution de 2 log10 à S12 sans négativation de l’ARN.

Ø La RVS (Réponse Virologique Soutenue) : ARN VHC indétectable 24 semaines après l’arrêt du traitement. Dans 99% des cas, ces patients restent négatifs à long terme.

L’utilisation de ces indicateurs nécessitent de disposer de tests sensibles (limite de détection basse) et reproductibles (afin de pouvoir comparer les résultats dans le temps) tels que les techniques de PCR en temps réel.

Le calendrier de suivi biologique comporte donc classiquement  une charge virale et un génotype en pré-thérapeutique, des charges virales à S4, S12, S24 (ou 24 semaines après la négativation de la charge virale).

Les informations obtenues grâce à ces résultats influent bien entendu sur la stratégie thérapeutique. Ainsi un allègement du traitement est habituellement proposé en cas de RVR (traitement de 24 semaines au lieu de 48 sans perte de chance). Au contraire le traitement est prolongé (72 semaines au lieu de 48) en cas de RVPP permet d’améliorer le taux de guérison à long terme. Une vaste étude observationnelle est en cours dans 18 pays afin d’affiner encore ces données, en incluant en particulier une charge virale à S2.

 

Quotidien du Médecin – 26/10/2007