La persistance du VIH dans l’organisme des sujets infectés malgrè l’administration de traitements antirétroviraux efficaces explique l’impossibilité d’obtenir une guérison définitive. Lalutte contre ces sanctuaires était d’autant plus difficile que leur nature et leur localisation exacte était très discutée (ganglions, rates, « cryptes » génitales, lymphocytes circulants, PBMC…).
Cette incertitude semble désormais levée après la publication des résultats de travaux menés conjointement par plusieurs équipes françaises. Ils montrent que les principaux réservoirs de virus sont constitués par les ganglions mésentériques (ganglions lymphatiques drainant la région intestinale), y compris chez les sujets ayant une charge virale négative dans le sang ou les ganglions périphériques après plus de 10 ans d’infection.
Parralèlement, ils ontmis en évidence un défaut de survie des lymphocytes CD8 dans ces ganglions. Ces lymphocytes dits suppresseurs jouent normalement un rôle actif dans la lutte de l’organisme contre le virus en détruisant les cellules infectées. Leur diminution pourrait être due à la présence dans ces ganglions d’une cytokine, la TGF-bêta, les poussant vers l’apoptose. Ce phénomène favorise la survie du virus in situ et sa dissémination vers d’autres organes ainsi que la progression vers le stade SIDA en l’absence de traitement efficace.
Ces travaux apportent donc des données importantes tant du point de vue de la typologie que de la physiopathologie de l’infection à VIH.
La possibilité, à terme, de mettre en place des stratégies visant à inhiber TGF-Bêta ou à restaurer par une autre voie l’action des lymphocytes CD8 dans ces ganglions, ouvre des perspectives thérapeutiques en vue d’un meilleur contrôle de l’infection virale dans un premier temps et d’une éradication définitive du virus dans un second temps.
Cell death and differention – Juillet 2007






