Le cancer de la thyroïde est rare , de l’ordre de 1% en France. Histologiquement on en distingue 4 types principaux :
- Les cancers anaplasiques ou indifférenciés : rares mais très graves
- Les cancers médullaires (5% des cas) ,sécrétant la calcitonine
- Les cancers vésiculaires ou folliculaires (10% des cas)
- Les épithéliomas papillaires, les plus fréquents surtout chez les jeunes (80% des cas)
Les cancers papillaires et vésiculaires représentent le groupe des cancers thyroïdiens différenciés ou CTD. Ils sont hormono-dépendants et radiosensibles. Leur surveillance biologique fait appel au dosage de thyroglobuline (Tg).
La Tg est une protéine précurseur de la synthèse des hormones thyroïdiennes dans les follicules thyroïdiens , dont elle assure également le stockage. C’est aussi un marqueur intéressant pour le suivi des CTD car son taux sérique doit devenir indétectable après thyroïdectomie.
Le traitement comprend une thyroïdectomie et/ou une ablation par I131puis une administration sur le long terme de thyroxine (LT4), le tout ayant pour buts une substitution hormonale et une suppression de la production de TSH.
Le suivi de ces patients nécessite, outre des échographies cervicales ou des scintigraphies corps entier, des dosages réguliers de thyroglobuline (Tg) avec un test très sensible car 30% des CTD peuvent récidiver des années après le diagnostic initial dont 1/3 plus de 10 ans plus tard.
Pour améliorer la sensibilité de ce dosage, on peut réaliser une stimulation par une injection IM de TSH humaine recombinante (rhTSH) 72 H avant le dosage de Tg (dosage Immulite 2000 Thyroglobuline).
Dans son rapport publié dans le « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism » le NACB indique que, dans le cas des patients avec CTD traités et classés à faible risque , le suivi peut se limiter au dosage de la Tg après stimulaton par la rhTSH.
A noter que pour certaines équipes, c’est l’association du dosage de la Tg et de l’échographie cervicale qui augmenterait le plus la sensibilité du diagnostic de maladie persistante dans le suivi des patients traités pour CTD
Le NACB pour sa part recommande (cf :
http://www.nacb.org/lmpg/thyroid/thyroid_guidelines-francais.pdf(2002) un dosage de Tg DPC de sensibilité fonctionnelle <1ng/ml, standardisé d’après la préparation de référence internationale CRM457 , et dont la limite inférieure de la normale est de 3ng/ml (établie selon les critères du NACB)La validation d’un résultat de Tg nécessite d’écarter le risque de sous-estimation en raison de la présence possible d’anticorps anti-Tg qui doivent alors être dosés. Cependant leur hétérogénéité (de faible ou forte affinité pour la Tg) explique que leur présence n’implique pas forcément une interférence dans le dosage de la Tg.
En conséquence l’existence d’un résultat positif concomittant en anticorps anti-Tg doit constituer une mise en garde sur l’interprétation du résultat de la Tg.
.La stimulation par la TSH recombinante a permis de modifier la stratégie du suivi du CTD tout en préservant la qualité de vie des patients.
Le suivi biologique des CTD est essentiel et consiste en des dosages sensibles de Thyroglobuline et d’anticorps anti-thyroglobuline répondant aux critères du NACB. La stimulation par la TSH recombinante parmet d’augmenter la sensibilité de cette surveillance et favorise le dépistage précoce des récidives.
DPC NEWS AND VIEWS 07/2007






