Laboratoire de biologie médicale multisites VIALLE

GENOTYPE HPV A HAUT RISQUE DE TRANSFORMATION MALIGNE

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Après conisation pour lésion cervicale de haut-grade, le risque de récidive/échec reste élevé, de l'ordre de 5 % en moyenne. Un certain nombre de facteurs pronostiques ont été mis en évidence ces dernières années comme la résection non in sano ou la forte charge virale pré-opératoire. Nous savons que les papillomavirus génitaux humain présentent une potentialité d'oncogenèse variable en fonction des sérotypes. Il est donc logique de se demander si le typage viral pré-opératoire ne permettrait pas de prévoir le risque de récidive post-thérapeutique.

C'est l'hypothèse que souhaitait confirmer une équipe hollandaise en analysant la corrélation entre le type de papillomavirus et le risque de récidive dans un échantillon de 229 patientes âgées de 35 ans en moyenne et conisées pour CIN3 (cervical intraneoplasia 3) 20 mois plus tôt. Vingt-neuf sur 151 patientes infectées par le type 16 (19 %) ont présenté une récidive à comparer aux 6 sur 78 (8 %) contaminées par un autre type de papillomavirus potentiellement oncogènes comme le 18 (p = 0,03).

Les données de cette étude rétrospective de faible puissance suggèrent que l'infection chronique par un papillomavirus de type 16 représente un élément de mauvais pronostic thérapeutique. Une surveillance plus précise, virale et colposcopique, et plus rapprochée des patientes opérées devrait donc être proposée. Reste à en démontrer l'efficacité. Malheureusement, il n'est pas possible actuellement en France de disposer en routine d'un typage individualisé des papillomavirus.

D'après Gok M et coll. : « HPV16 and increased risk of recurrence after treatment for CIN » Gynecol Oncol., 2007;104:273-5