LABORATOIRE VIALLE : 9 sites en Haute Corse

Site de Lupino

Agréé Assistance Médicale à la Procréation
Immeuble Santa Maria
20600 Bastia
Tel : 04 95 30 17 40

Du lundi au vendredi
de 7h à 19h
Samedi de 7h à 12h,
service d’urgence jusqu’à 18h

Site St François


2 rue St François
20200 Bastia
Tel : 04 95 34 81 20

Du lundi au vendredi
de 7h à 19h
Samedi de 7h à 12h

Site de Casamozza

Immeuble Maria Paola
20290 Lucciana
Tel : 04 95 59 02 27

Du lundi au vendredi 
de 6h à 18h00
Samedi de 7h à 12h

Site Annonciade

Immeuble les Asphodèles Bat C
20200 Bastia
Tel : 04 95 34 41 63

Du lundi au vendredi
de 7h à 12h30 et de 14h30 à 18h00
Samedi   Fermé

Site de Toga

Chemin du Fort de Toga
20200 Ville de Pietrabugno
Tel : 04 95 34 94 10

Du lundi au vendredi
de 7h à 12h30
Samedi   Fermé

Site du Cap

Immeuble U Boscu d’Oru
20200 San Martino di Lota
Tel : 04 95 31 17 03

Du lundi au vendredi 
de 7h à 19h
Samedi de 7h à 12h

Site du Bastio

Résidence le Bastio II
20600 Furiani
Tel : 04 95 34 84 84


Du lundi au vendredi 
de 7h à 19h
Samedi de 7h à 12h

Site de St Florent

Résidence Tamaris
20217 Saint Florent
Tel : 04 95 37 18 99


Du lundi au vendredi
de 7h à 12h30 et de 14h30 à 18h
Samedi de 8h à 12h

Site de Borgo

Centre commercial Santa Devota
20290 Borgo
Tel : 04 95 38 31 58


Du lundi au vendredi
de 7h à 19h
Samedi de 7h à 12h

Si elles sont généralement banales, les infections à chlamydiae trachomatis peuvent entrainer chez les femmes des complications sévères, à type d’atteintes inflammatoires pelviennes, des salpingites, une grossesse extra-utérine ou une stérilité tubaire.

Et généralement, dans 60 à 70% des cas, la femme est porteuse de l’infection sans le savoir. C’est pourquoi la Haute Autorité de santé a décidé de revoir la stratégie de dépistage de façon à "réduire le risque de complications à long terme chez la femme et limiter la propagation de l’infection au sein de la population, grâce à un traitement précoce". Elle recommande désormais de dépister systématiquement au moins une fois toutes les femmes sexuellement actives de 15 à 25 ans, y compris les femmes enceintes. En cas de test négatif et de rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, le dépistage est répété chaque année. Si le test est positif, un traitement est défini et le dépistage est répété à 3-6 mois.

De plus, la HAS préconise un dépistage opportuniste ciblé pour d’autres populations telles que : Les hommes sexuellement actifs, présentant des facteurs de risque (multipartenariat, changement de partenaire récent, antécédents d’IST ou chez le partenaire, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, …), quel que soit l’âge ; les femmes sexuellement actives de plus de 25 ans, présentant des facteurs de risque ; et les femmes enceintes consultant pour une IVG, sans limite d’âge. La HAS conseille, en outre, d’ouvrir davantage les lieux ou peuvent être réalisé ce dépistage comme dans les cabinets de médecine générale, de gynécologie, de sage-femme, après formation des professionnels en question.

Elle encourage aussi l’autoprélèvement. En revanche, "les tests de diagnostic rapide (TDR) – utilisés pour leur facilité et rapidité d’accès dans le cadre d’autres maladies comme le VIH ou les hépatites B et C – ne sont aujourd’hui pas suffisamment performants dans le dépistage des infections à Chlamydia trachomatis pour être recommandés".

Enfin, elle recommande de garantir la pérennité d’un financement spécifique au dépistage de l’infection à Chlamydia trachomatis dans les Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGidd) et dans les centres de planification et d'éducation familiale (CPEF), "acteurs centraux de la stratégie de dépistage"

Ref : Haute Autorité de santé, 23 octobre 2018

Une large étude prospective conduite à Philadelphie et publiée dans la revue « JAMA Oncology » montre l’utilité de la biopsie liquide chez les patients ayant un cancer bronchique non à petites cellules métastatique. L’ajout du test sanguin (Guardant Health, 73 gènes) à la biopsie tumorale permet de révéler davantage de mutations pour proposer un traitement personnalisé  avec un impact clinique significatif.

Le développement des thérapies ciblées a révolutionné la prise en charge de certains cancers, notamment le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) qui représente le cancer du poumon le plus frequent (85 %). En effet, il est souvent possible de détecter dans ce cancer des mutations « actionnables ou ciblables ». 

Certaines mutations ont une implication directe pour la sélection du traitement. Par exemple, si un patient est porteur d'une mutation du gène KRAS, il ne répondra pas à certains médicaments. De plus, il existe de nombreuses mutations, telle que EGFR L858R, pour lesquelles il existe  des thérapies ciblées, c’est-à-dire des médicaments pouvant cibler directement la mutation.

Le séquençage génétique d’une biopsie tumorale a été la référence absolue pour détecter des mutations dans les tumeurs des patients atteints de cancer du poumon. Cependant, il est souvent difficile voire impossible d’obtenir une biopsie tumorale, notamment lorsque la tumeur primitive ou la métastase est peu accessible. Les résultats de l’équipe américaine montrent que l’ajout d’une biopsie liquide - un test de séquençage de nouvelle génération (NGS) qui détecte dans la circulation sanguine des ADN tumoraux - peut presque doubler la sensibilité de détection des mutations. En conséquence, les patients qui ne pouvaient pas avoir de biopsie tissulaire invasive, peuvent bénéficier désormais d'une seconde option pour détecter des mutations pour lesquelles des thérapies ciblées sont disponibles.

L’étude prospective porte sur 323 patients atteints de CBNPC métastatique, enrôlés à l’hôpital universitaire de Philadelphie entre avril 2016 et janvier 2018. Tous ont subi une biopsie liquide (Guardant Health, 73 genes) prescrite systématiquement chez ces patients pour répondre à cette simple question : les biopsies non invasives augmentent-elles le nombre d’options thérapeutiques potentiellement efficaces pour nos patients ?

Très majoritairement, les patients dont les traitements ont été sélectionnés sur la base de la biopsie liquide ont généralement obtenu une réponse clinique positive :Globalement, des mutations ciblables (EGFR, ALK, MET, BRCA1, ROS1, RET, ERB2, ou BRAF) ont été détectées chez 113 des 323 patients (35 %). Sur les 323 patients, 94 patients (29 %) ont bénéficié de la pratique d'une biopsie liquide, en raison d’une préférence du patient ou du médecin, et des mutations ciblables ont été détectées chez 31 patients (33 %), rendant ainsi inutile le recours à une biopsie invasive.

Chez les 229 autres patients, qui ont eu à la fois une biopsie liquide et une biopsie NGS tissulaire (n = 128) ou qui n’ont pas pu avoir de biopsie tissulaire (n = 101), une mutation a été détectée seulement par la biopsie tissulaire chez 47 patients (20 %), tandis que l’ajout de la biopsie liquide a permis de détecter une mutation ciblable chez 82 patients (36 %), doublant presque ainsi le nombre de patients identifiés avec une mutation ciblable.

Au final, 67 patients ont reçu une thérapie ciblée qui a été guidée par la biopsie liquide seule (n = 47) ou par les deux biopsies liquide et tissulaire (n = 20). 42 d’entre eux ont été évalués pour leur réponse clinique, et 36 (85 %) ont obtenu une réponse complète (n = 1), une réponse partielle (n = 19), ou une stabilisation du cancer (n = 16).

Ces résultats montrent que la biopsie liquide augmente la détection des mutations que nous pouvons cibler et améliore les résultats cliniques pour les patients. Si l’on considère en outre que la biopsie liquide est moins invasive et peut être parfois la seule option pour les patients, l'impact clinique est très clair et prouve la valeur ajoutée de la biopsie liquide.

Même si la biopsie tissulaire solide reste essentielle pour un diagnostic précis, la biopsie liquide peut aussi bien être utilisée en appoint qu’offrir une alternative viable lorsque les biopsies solides ne sont pas réalisables.

Pour les chercheurs, étant donné la rapidité avec laquelle les thérapies ciblées évoluent, c’est un test qui devrait être intégré systématiquement dans le traitement standard dans d’autres cancers, comme le cancer colorectal, le cancer de la prostate…

Le projet de cette équipe est l'utilisation de la biopsie liquide pour surveiller les patients ayant des nodules pulmonaires et donc à risque accru de développer un cancer du poumon, ainsi que pour prédire la réponse aux inhibiteurs de point de contrôle immunitaire. 

Ref : JAMA Oncology, 11 octobre 2018, Aggarwal et coll., Gyawali et coll

On connaissait déjà l'intérêt de la vaccination HPV pour la prévention de certains cancers ORL et de la tête et du cou. Voici maintenant venir le vaccin thérapeutique, dont certains chercheurs pensent qu'il pourrait, à l'avenir, augmenter les taux de réponse aux traitements des cancers de la tête et du cou.

Les résultats sont encore préliminaires, mais l'approche est prometteuse. Des scientifiques du centre de recherche sur le cancer Abramson de l'université de Pennsylvanie ont testé un vaccin thérapeutique chez 21 patients atteints de carcinome épidermoïde de la tête et cou causés par le papillomavirus (HPV +).

S'il est encore prématuré d'estimer l'efficacité du vaccin, les auteurs notent toutefois une augmentation de 86 % de l'activité des lymphocytes T dirigé contre des oncoprotéines spécifiques de la pathologie ; Le vaccin à ADN testé lors de cette étude de phase Ib/II, est appelé MEDI0457. Il induit une réponse dirigée contre les oncoprotéines virales E6 et E7. La totalité des patients ont une réaction immunitaire dirigée contre au moins une de ces 2 oncoprotéines.

Une partie des patients de l'étude a reçu une dose de vaccin avant la chirurgie, et 3 doses après. Un autre groupe était traité par chimiothérapie et radiothérapie, ils ont reçu leurs 4 doses après leur traitement. Une réponse immunitaire importante d'au moins 3 mois a été observée chez 18 patients. Des lymphocytes T dirigés contre HPV 16-18 E6 et 7 ont été mis en évidence dans 5 biopsies de tumeurs réalisées après la première injection. Le vaccin était en outre bien toléré, en dehors de douleurs persistantes au niveau du site d'injection.

 

C'est la première fois que ce type d'infiltration est observée après une seule dose de vaccin  et ces résultats ouvrent la porte à l'utilisation de l'immunothérapie ciblée contre les causes de cancers comme le papillomavirus.  

Un des patients de l'étude a particulièrement attiré l'attention des auteurs, traité en 2015, il développe une métastase 7 mois plus tard avant de recevoir une chimiothérapie basée sur les anti-PD-1 qui parvient à contrôler étonnamment rapidement la maladie. Plus de 2 ans plus tard, ce patient est toujours en rémission. Les chercheurs estiment que cette excellente réponse au traitement est une conséquence de sa vaccination. La forte activité lymphocytaire dirigée contre les oncoprotéines E6 et E7, réactivée par les métastastases lymphatiques, conforte cette conclusion

Un essai clinique randomisé est en cours de recrutement pour poursuivre le développement de ce concept de vaccin thérapeutique en association avec des anti-PD1 chez des malades atteints de carcinome métastasés. 

Quot. Médecin 24/09/2018 (à paraître dans Clinical  Cancer Research, Aggarwal and Al.)